Négociations collectives centrales du CSCSO 2026 Mise à jour n° 5 – 22 juillet 2026

Négociations collectives centrales du CSCSO 2026

Mise à jour n° 5 – 22 juillet 2026

Bonsoir,

Votre équipe de négociation du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) du SCFP a passé au total quatre jours à la table de négociation avec le Conseil des associations d’employeurs (CAE) (l’organisme représentant tous les employeurs des conseils scolaires de l’Ontario) et le ministère de l’Éducation, qui représente le gouvernement.

Après avoir établi les règles de base régissant les négociations à la table de négociation centrale, nous sommes passés à la négociation sur la portée du champ de la négociation centrale, qui détermine ce que le CSCSO négociera à l’échelle centrale – comme les salaires, les vacances, les avantages sociaux, etc. – et ce qui sera négocié par l’équipe de négociation de votre section locale du SCFP à la table locale.

Le ministère de l’Éducation n’a pas renoncé à sa proposition visant à retirer des points qui ont toujours fait l’objet de négociations locales vers la table centrale, ce qui affaiblira le pouvoir des tables locales. Ces questions comprennent les congés syndicaux locaux, les dispositions locales relatives aux mises à pied et aux rappels au travail, les congés sans solde, ainsi que les nouvelles allocations destinées à répondre aux besoins particuliers de petits groupes de travailleuses et travailleurs.

Après mûre réflexion, votre comité de négociation du CSCSO a décidé de s’opposer à cette tentative de prise de pouvoir et de dire NON à la proposition du gouvernement Ford visant à priver les syndicats locaux de leur pouvoir de négocier les conditions de travail et d’apprentissage.

Le SCFP-CSCSO portera plutôt ces questions devant la Commission des relations de travail de l’Ontario (CRTO) et lui demandera de déterminer si les points litigieux doivent faire l’objet de négociations à la table centrale ou aux tables locales. La Commission est tenue de statuer rapidement sur ce type de demandes, et nous espérons obtenir une décision en temps opportun; toutefois, ce processus pourrait retarder les négociations de plusieurs mois. Il s’agit d’une décision que nous n’avons pas prise à la légère, mais nous sommes fermement convaincus qu’elle est dans le meilleur intérêt des 57 000 travailleuses et travailleurs de l’éducation du CSCSO et qu’elle est nécessaire pour obtenir les avancées en matière de financement, de dotation en personnel, d’avantages sociaux et d’autres priorités de négociation dont nos membres ont besoin.

Retirer des pouvoirs aux sections locales du SCFP constitue une prise de pouvoir flagrante de la part du ministère et une tactique visant à retarder les négociations. Le gouvernement Ford sait que les membres du SCFP-CSCSO sont prêts à se battre pour que les élèves aient accès à l’éducation qu’ils méritent. Nous avons vu ce gouvernement tenter à maintes reprises de centraliser le pouvoir. Pas plus tard qu’à l’automne dernier, il a adopté une loi visant à retirer des pouvoirs aux conseillers scolaires élus. Ford et le ministre Calandra ont également placé huit conseils scolaires sous administration afin de pouvoir procéder à des compressions encore plus importantes au niveau du financement et des effectifs. Et pour aggraver encore la situation, nous avons assisté à une vague de compressions touchant les travailleuses et travailleurs de l’éducation du CSCSO – essentiels, passionnés et dévoués – dans plus de 35 conseils scolaires à travers la province, car ces derniers choisissent d’équilibrer leurs budgets aux dépens des travailleuses et travailleurs de l’éducation, en partie à cause des années de sous-financement imposées par le gouvernement Ford.

Depuis 2018, ce gouvernement a réduit de plus de 6,5 milliards de dollars le financement public de l’éducation, et vous savez mieux que quiconque que cela a entraîné des conséquences désastreuses sur nos élèves et sur le personnel exceptionnel qui assure le bon fonctionnement des écoles de l’Ontario. Nous savons que les élèves et les travailleuses et travailleurs de l’éducation du CSCSO retourneront à l’automne dans des écoles qui ne disposeront pas des ressources et du personnel dont elles ont besoin, ce qui est tout à fait inacceptable.

Le SCFP-CSCSO fera pression pour que la Commission des relations de travail de l’Ontario rende une décision en temps opportun. En attendant la décision de la Commission, nous intensifierons la pression sur Ford, le ministre de l’Éducation Paul Calandra et les députés provinciaux du Parti conservateur partout dans la province cet été et jusqu’à l’automne. Ce sont les députés provinciaux du Parti conservateur qui prennent les décisions visant à réduire le financement des écoles, et nous continuerons de les tenir responsables de leurs actes.

Entre-temps, nous devons intensifier la pression sur le gouvernement pour qu’il s’assoie à la table de négociation et s’engage à investir dans l’éducation en augmentant les effectifs et le soutien aux élèves, en améliorant la sécurité d’emploi, ainsi qu’en améliorant les salaires et les conditions de travail dont nos membres ont besoin.

Lorsque nous nous présenterons enfin à la table de négociation, nous devrons faire face à un gouvernement qui se sentira vulnérable, qui sentira que les membres et la population exigent mieux et qu’il ne pourra pas refuser les revendications du SCFP-CSCSO pour de meilleures écoles et un avenir meilleur.

Nous continuerons de vous tenir au courant de ce processus, mais c’est MAINTENANT qu’il faut vous mobiliser si vous ne l’avez pas déjà fait.

Mobilisez-vous et luttez pour obtenir davantage de financement et de personnel!

  1. Participez aux actions locales pour lutter contre les compressions d’emplois et signez l’engagement de votre section locale à faire la grève si nécessaire 
  2.  Participez cet été à notre campagne de porte-à-porte ou une activité de sensibilisation communautaire cet été « Peinturer la province en mauve »
    Le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario 
  3.  Vous ne trouvez pas d’événement? Communiquez avec votre section locale pour vous porter volontaire afin d’en organiser un
  4.  Les sections locales recrutent des chefs de piquet – inscrivez-vous pour devenir chef de piquet!
  5.  Votre député provincial élu doit ressentir la pression du plus grand nombre possible d’électeurs! Appelez votre député provincial et demandez-lui de s’exprimer publiquement sur la nécessité d’augmenter le nombre de travailleuses et travailleurs de l’éducation dans les écoles. Vous pouvez trouver votre député provincial ici :
    Députées et députés actuels | Assemblée législative de l’Ontario 
  6.  Communiquez avec l’exécutif de votre section locale pour vous mobiliser

En toute solidarité,

Votre comité de négociation du CSCSO

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